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Les femmes au Rotary

De 1905 jusqu'aux années 1980, les femmes ne pouvaient pas devenir membres des Rotary clubs, bien que les épouses de rotariens soient souvent membres du club jumeau Inner Wheel. Jean Harris, l'épouse de Paul Harris, était-elle même devenue en 1946 membre d'honneur du club Inner Wheel d'Edimbourg (Ecosse), ville dont elle était originaire.

Les statuts et le règlement intérieur du Rotary International stipulaient, jusqu'en 1989, que seuls les éléments de sexe masculin pouvaient être admis dans les Rotarys clubs. Ces textes ont été changés à cette date pour les raisons suivantes :

En 1978, le Rotary club de Duarte en Californie invita trois femmes à devenir membres. Aussitôt, le Conseil du Rotary International retira sa charte à ce club pour violation des statuts. Le club engagea en retour une action en justice contre le Rotary International pour violation des droits civils de l'état qui s'opposent à toute forme de discrimination sur tout lieu de travail ou dans les lieux publics.

La cour d'appel et la chambre Suprême de Californie se sont rangées du côté du club de Duarte en contestant au Rotary le droit de retirer sa charte à un club pour l'unique raison qu'il y avait admis des éléments du sexe féminin. La Cour Suprême des Etats-Unis a appuyé la décision de la cour californienne en observant que les Rotarys clubs ont effectivement un objectif professionnel et sont d'une certaine manière des organisations à caractère public.

Cette action en justice a donc permis aux femmes de devenir Rotariennes dans toute juridiction ayant des ordonnances similaires concernant les "lieux publics".

Les statuts du Rotary International furent révisés au Conseil de Législation de 1989 après que l'o ait voté la suppression, applicable à l'ensemble du Rotary, de la mention "de sexe masculin uniquement".

La décision de 1989 du Conseil de législation d'admettre les femmes au sein des Rotary clubs est un tournant dans l'histoire du Rotary.

« Chers représentants, je tiens à vous rappeller que le monde en 1989 est très différent de celui de 1905. Je crois sincèrement que le Rotary doit s'adapter à cette nouvelle réalité », déclarait Frank J. Devlyn, qui allait devenir le président 2000-2001 du Rotary.

Le vote fut le résultat de plusieurs décennies d'efforts d'hommes et de femmes du monde entier en faveur de l'admission des femmes au sein des Rotary clubs et survint après plusieurs votes serrés lors de Conseils de législation précédents.

La réponse à cette décision fut massive. En juin 1990, le nombre de femmes au Rotary était passé à plus de 20 000 et en 2010, elles étaient près de 200 000, soit 15 % des effectifs du Rotary International.

Chronologie

1950

Un projet d'amendement demandant le retrait du mot homme des statuts types du Rotary club est proposé par un Rotary club indien à la réunion du Conseil de législation lors de la convention du Rotary en 1950.

1964

Le programme du Conseil de législation contient un projet d'amendement proposé par un Rotary club de Ceylan (aujourd'hui Sri Lanka) visant à autoriser l'admission des femmes au sein de Rotary clubs. Les délégués votent son retrait tout comme celui de deux autres projets de résolution visant à permettre aux femmes d'être membre d'honneur.

1972

Les femmes commençant à occuper des postes élevés dans leur profession, de plus en plus de clubs font du lobbying pour qu'elles puissent devenir membres. Au Conseil de législation 1972, un Rotary club américain propose l'admission des femmes au Rotary.

1977

Trois projets visant à admettre les femmes dans l'effectif des clubs sont soumis pour considération au Conseil de législation 1977. Un club brésilien propose que les femmes puissent être admises comme membres d'honneur.

Le Rotary club de Duarte (États-Unis) admet les femmes dans son effectif en violation des statuts du Rotary International et des statuts types du Rotary club. Cette violation entraine sa radiation du Rotary International en mars 1978. Il ne sera réadmis qu'en septembre 1986.

1980

Le conseil d'administration du Rotary et les Rotary clubs d'Inde, de Suède, de Suisse et des États-Unis soumettent une proposition d'amendement demandant que soit retirée de tous les documents constitutionnels du Rotary toute référence désignant les membres comme des personnes de sexe masculin.

1983-1986

Lors du procès intenté par le club de Duarte en 1983, la Cour Supérieure de Californie rend un verdict en faveur du Rotary International, confirmant que le genre est un critère d'appartenance au sein des Rotary clubs de Californie. En 1986, la Cour d'appel de Californie inverse la décision, empêchant l'application de cette disposition en Californie. La Cour Suprême de Californie refuse d'entendre le cas et l'envoie en appel devant la Cour Suprême des États-Unis.

1987

Le 4 mai, les juges de la Cour Suprême des États-Unis décident que les Rotary clubs ne pouvaient pas faire de discrimination sexuelle dans leur recrutement. Le Rotary autorise les Rotary clubs des États-Unis à admettre des femmes qualifiées dans leur effectif. 

Le Rotary club de Marin Sunrise (Californie), créé le 28 mai, est le premier club à accueillir des femmes dans son effectif après le jugement rendu par la Cour Suprême. Mme Sylvia Whitlock du Rotary club de Duarte (Californie) devient la première femme présidente de club.

1988

En novembre, le conseil d'administration du Rotary autorise les Rotary clubs canadiens à admettre des femmes dans leurs effectifs, sur la base d'une loi canadienne similaire à celle confirmée par la Cour Suprême des États-Unis.

1989

Lors du premier Conseil de législation suivant la décision de 1987, les délégués votent l'élimination de la clause réservant uniquement aux hommes l'accès aux clubs. Les femmes sont désormais les bienvenues dans les Rotary clubs du monde entier.

1990

En juin, on compte près de 20 200 femmes dans les rangs du Rotary. Lire un article sur les femmes au Rotary paru dansThe Rotarian (en anglais). 

1995

En juillet, huit femmes deviennent gouverneurs, les premières à occuper ce rôle : Mimi Altman, Gilda Chirafisi, Janet W. Holland, Reba F. Lovrien, Virginia B. Nordby, Donna J. Rapp, Anne Robertson et Olive P. Scott.

2005

Mme Carolyn E. Jones devient la première femme nommée au Conseil d'administration de la Fondation Rotary.

2008

Mme Catherine Noyer-Riveau devient la première femme nommée au Conseil d'administration du Rotary International.

2010

Il y a près de 200 000 femmes dans les Rotary clubs du monde entier et de plus en plus deviennent gouverneurs de district.

2012

Elizabeth S. Demaray devient la première trésorière du Rotary International.

2013

Anne L. Matthews devient la première vice-présidente du Rotary International

Les femmes à l'honneur au Rotary International

Des milliers de femmes, membres du Rotary, mériteraient d'être reconnues à l'occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars. Il ne serait pas possible de toutes les citer, mais en voici quelques-unes qui travaillent sans relâche pour les autres, et dont les efforts, souvent dans des régions isolées et inhospitalières, ont un impact majeur. Qu'ils s'agissent d'actions dans les domaines de la santé de la mère et de l'enfant, du développement économique ou d'autres priorités humanitaires, ces femmes incarnent la diversité et la portée du Rotary.

La journée mondiale des femmes et le Rotary

Des femmes parlent de leur action humanitaire durant la Journée mondiale des femmes

 

Qu'est-ce qui motive des femmes ordinaires à accomplir des choses extraordinaires pour changer la vie de personnes à l'autre bout du monde tout en galvanisant les troupes chez soi ?

Trois membres du Rotary ont répondu à cette question lors d'une cérémonie célébrant la Journée mondiale des femmes organisée le 8 mars au siège de la Banque mondiale à Washington. 

Devant plus de 300 personnes, sans compter tous ceux qui ont suivi le streaming en direct, Razia Jan, Deborah Walters et Ann Lee Hussey ont livré leur témoignage et expliqué ce qui les avait motivées à construire une école pour filles en Afghanistan, aider des habitants de Guatemala vivant dans une décharge publique et diriger plus de 24 équipes pour vacciner des enfants en Afrique et en Asie.

 

« Ce qui me motive, ce sont les visages de ces enfants, ce qu'ils apprennent, comment ils luttent pour leurs droits, leurs ambitions, leurs rêves », a déclaré Razia Jan, membre du Rotary club de Duxbury dans le Massachusetts. 

Originaire d'Afghanistan et vivant aujourd'hui aux États-Unis, Mme Jan jette depuis plusieurs décennies des ponts entre Afghans et Américains pour améliorer la vie des filles et des femmes afghanes.

Fondatrice et directrice du Centre d'éducation Zabuli, une école qui accueille plus de 625 filles à Deh’Subz en Afghanistan, Razia Jan a expliqué que les premières diplômées sont sorties de l'établissement en 2015 et qu'une université pour femmes va bientôt ouvrir. 

 

La Banque mondiale a reconnu le Dr Deborah Walters, membre du Rotary club d'Unity, au cours de la Journée mondiale des femmes.  

L'école enseigne les mathématiques, l'anglais, les sciences et la technologie, et prépare les élèves à acquérir une liberté économique dans un environnement social difficile.

Razia Jan, fondatrice et directrice du Centre d'éducation Zabuli, a été saluée durant la Journée mondiale des femmes.  

Deborah Walters, une neurologue et membre du Rotary club d'Unity dans le Maine, a travaillé bénévolement pour Camino Seguro (chemin sûr), une association à but non lucratif qui fournit des services éducatifs et sociaux aux enfants et aux familles qui vivent dans la décharge publique de Guatemala Ciudad.

Mme Walters, surnommée « Mamie kayak », a voyagé du Maine au Guatemala sur un petit kayak afin de sensibiliser l'opinion à la cause de ces populations.

La Banque mondiale a reconnu le Dr Deborah Walters, membre du Rotary club d'Unity, au cours de la Journée mondiale des femmes.  

Ann Lee Hussey, membre du Rotary club de Portland Sunrise dans le Maine, a dédié sa vie à l'éradication de la poliomyélite et au soulagement de la souffrance chez les rescapés de cette maladie.

Elle-même rescapée de la poliomyélite, elle a ces 14 dernières années dirigé des équipes de bénévoles rotariens pour vacciner des enfants durant les Journées nationales de vaccination organisées dans les pays en développement.

Elle n'a pas peur d'emmener des groupes de Rotariens dans des pays peu visités par les touristes (Bangladesh, Tchad, Mali, Niger, Nigeria ou les régions isolées d'Égypte ou d'Inde). Ce sont dans ces pays que les besoins sont les plus importants et ces voyages génèrent une publicité vitale pour soutenir les campagnes de vaccination.

« Ces femmes illustrent les deux objectifs que la Banque mondiale s'efforce quotidiennement d'atteindre : la fin de la pauvreté extrême en l'espace d'une génération et l'intensification des efforts pour partager la prospérité, déclare Daniel Sellen, responsable de l'association regroupant le personnel de la Banque mondiale. Elles incarnent le pouvoir qu'ont les femmes de changer le monde grâce à des actions novatrices dans les domaines de l'éducation, du développement économique et de la santé. »

Le dévouement d'Ann Lee Hussey envers l'éradication de la polio  a été reconnu.

Les femmes dans le district 1640 Normandie

En 2018-2019, le Rotary comptait en Normandie :

13 présidentes de clubs... pour 52 présidents

364 rotariennes... pour 1 290 rotariens

2 past-gouverneures

 

Nadine Pigny

RC Rouen Bruyères

Gouverneure 2017-2018

Françoise Pons

RC Le Havre Océane

Gouverneure 2010-2011

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